JAGUAR TYPE E

Louer une Jaguar Type E : la plus belle voiture du monde selon Enzo Ferrari

Type E Série 1, Série 2, Série 3 V12, Type E Roadster. Dévoilée en mars 1961 et qualifiée par Enzo Ferrari de plus belle voiture du monde, la Jaguar Type E reste l'un des roadsters les plus prestigieux de l'histoire automobile. Choisissez parmi 8 Type E soigneusement entretenues par leurs propriétaires.

Type E Série 1, Série 2, Série 3 V12, Type E Roadster. Dévoilée en mars 1961 et qualifiée par Enzo Ferrari de plus belle voiture du monde, la Jaguar Type E reste l'un des roadsters les plus prestigieux de l'histoire automobile. Choisissez parmi 8 Type E soigneusement entretenues par leurs propriétaires.

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La Jaguar Type E, ou l'incarnation absolue de l'élégance anglaise

Il existe peu de voitures dont une seule phrase a suffi à construire la légende. La Jaguar Type E en fait incontestablement partie. Lors de sa présentation au Salon de Genève en mars 1961, Enzo Ferrari, alors présent sur le stand voisin, aurait observé longuement la nouvelle Jaguar avant de prononcer cette phrase devenue mythique : c'est la plus belle voiture du monde. Que ce compliment soit historiquement avéré ou enjolivé par la légende importe finalement peu. Ce qui compte, c'est qu'il a contribué à inscrire définitivement la Type E dans le panthéon absolu de l'histoire automobile mondiale. Soixante-cinq ans plus tard, la voiture continue de provoquer des regards admiratifs partout où elle passe, et sa cote en collection a atteint des sommets que peu d'autres roadsters européens ont jamais approchés.

La genèse, ou la rencontre d'un aérodynamicien et d'un sculpteur

Pour comprendre la Type E, il faut d'abord connaître son père spirituel : Malcolm Sayer. Ingénieur en aérodynamique formé chez Bristol Aircraft pendant la Seconde Guerre mondiale, Sayer rejoint Jaguar en 1951 et y développe une approche révolutionnaire de la conception automobile. Il considère qu'une voiture de sport doit d'abord être étudiée comme un objet aérodynamique, dont les formes naissent du calcul mathématique avant même la considération esthétique. Cette méthode, alors inédite dans l'industrie automobile, lui permet de dessiner successivement la Jaguar C-Type victorieuse au Mans en 1951 et 1953, puis la D-Type qui triomphera trois fois consécutives au Mans entre 1955 et 1957.

Au milieu des années cinquante, Sir William Lyons, le fondateur de Jaguar, demande à Sayer de concevoir une voiture de série inspirée des D-Type victorieuses au Mans. Le brief est ambitieux : offrir des performances de course (200 km/h en pointe minimum) à un prix accessible (moins de 2 200 livres sterling), avec une silhouette qui inspire le respect tout en restant utilisable au quotidien. Sayer travaille pendant six ans sur ce projet, qui aboutit en 1961 à la Type E.

La présentation à Genève, ou le moment qui a changé l'image de Jaguar

La Jaguar Type E est dévoilée le 15 mars 1961 au Salon international de l'automobile de Genève. La voiture présentée, une roadster gris fixe, suscite immédiatement un enthousiasme sans précédent. Les journalistes spécialisés parlent unanimement d'un événement majeur. Le prix de vente annoncé (2 196 livres sterling pour le roadster, environ deux fois moins qu'une Ferrari 250 GT) confirme l'ambition de Jaguar : démocratiser le rêve de la voiture de sport haut de gamme.

Le succès commercial est immédiat. Norman Dewis, pilote d'essai Jaguar, est mandaté pour livrer une Type E supplémentaire à Genève pendant le salon afin que la presse puisse l'essayer. Il effectue le trajet de Coventry à Genève en quelques heures, à des vitesses proches de la maximale, démontrant ainsi en direct les capacités de la nouvelle Jaguar.

Plus de 70 000 Type E seront produites entre 1961 et 1975 en trois grandes séries, dont la grande majorité partie aux États-Unis qui en absorbent près des deux tiers.

La Série 1, ou la pureté absolue du dessin originel

La Type E Série 1 (1961-1968) reste la plus pure et la plus convoitée des trois générations. Elle se reconnaît immédiatement à ses phares carénés sous verre (couverts d'un cache transparent qui prolonge la ligne du capot), sa calandre étroite et discrète, ses feux arrière simples positionnés au-dessus du pare-chocs, ses petites poignées de porte chromées.

Mécaniquement, la Série 1 est équipée du six cylindres en ligne double arbre XK déjà éprouvé sur les XK120, 140 et 150. Deux cylindrées se succèdent : 3,8 litres (1961-1964) développant 265 chevaux, puis 4,2 litres (1965-1968) développant la même puissance mais avec un couple amélioré et une boîte manuelle entièrement synchronisée.

Les Type E Série 1 3,8 litres restent aujourd'hui les plus convoitées et les plus chères du marché, particulièrement les premiers exemplaires de 1961-1962 dits flat floor (à plancher plat, sans l'évidement ajouté ultérieurement pour donner plus d'espace aux occupants de grande taille). Ces voitures atteignent régulièrement plus de 200 000 euros aux enchères.

La Série 2, ou les compromis nécessaires aux normes américaines

La Type E Série 2 (1968-1971) marque une évolution dictée principalement par les nouvelles normes de sécurité américaines. Les phares perdent leur cache transparent et sont désormais dégagés, intégrés à des entourages chromés plus voyants. La calandre s'élargit pour améliorer le refroidissement (les premières Type E souffraient de surchauffe en climat chaud). Les feux arrière s'agrandissent et passent sous le pare-chocs.

Sur le plan mécanique, le moteur 4,2 litres XK est maintenu, mais sa puissance baisse légèrement (245 chevaux SAE) à cause des nouvelles normes anti-pollution. La voiture reçoit également un freinage assisté plus puissant et une direction améliorée.

Les puristes considèrent généralement la Série 2 comme un compromis stylistique légèrement moins pur que la Série 1. Mais elle bénéficie d'évolutions techniques notables (refroidissement, freinage, ergonomie) qui en font une voiture plus utilisable au quotidien. Sa cote en collection reste élevée mais inférieure de 30 à 40 % à celle des Série 1.

La Série 3, ou l'arrivée du V12 mythique

La Type E Série 3 (1971-1975) marque un tournant majeur avec l'introduction du moteur V12 5,3 litres conçu par Walter Hassan et Harry Mundy. Ce V12 à 60 degrés, alors le seul moteur de série de cette architecture en production mondiale, développe 272 chevaux SAE et propulse la Type E à plus de 240 km/h en pointe.

Esthétiquement, la Série 3 introduit une calandre plus large encore, des pare-chocs en caoutchouc surdimensionnés pour les marchés américains, des élargisseurs d'ailes, et une boîte automatique disponible en option. Le caractère plus opulent qu'agile divise les amateurs : certains apprécient le confort grand-tourisme et la sonorité V12, d'autres regrettent la pureté des Séries 1 et 2.

La Série 3 reste néanmoins une voiture exceptionnelle, particulièrement appréciée pour ses qualités routières sur longue distance et pour la magie de son V12 unique. Sa cote en collection a longtemps souffert face aux Série 1, mais elle progresse régulièrement depuis quinze ans à mesure que les amateurs redécouvrent ses qualités.

Le design en détail, ou les proportions du génie aérodynamique

Plusieurs éléments stylistiques expliquent l'impact visuel exceptionnel de la Type E. Le capot avant, long et plongeant, constitue probablement le plus long capot proportionnellement à la voiture jamais produit pour une voiture de série. Sa silhouette en goutte d'eau intégrale, depuis la face avant jusqu'à la poupe, traduit directement le travail aérodynamique de Malcolm Sayer.

L'habitacle, rejeté très loin vers l'arrière, est compact et bas. Les vitres latérales tendues, les montants de pare-brise fins, l'absence de tout détail superflu participent à une silhouette d'une pureté presque sculpturale. La poupe ramassée, terminée par un coffre court et arrondi, équilibre parfaitement l'avant.

L'ensemble dégage une impression de mouvement même à l'arrêt, qualité que peu d'autres voitures de série ont jamais réussi à atteindre. C'est précisément cette intemporalité du dessin qui explique que la Type E reste si actuelle visuellement, soixante-cinq ans après son lancement.

Conduire une Type E aujourd'hui, ou l'expérience inégalable du grand tourisme britannique

S'installer au volant d'une Type E en 2026, c'est immédiatement comprendre pourquoi cette voiture a tant marqué l'histoire automobile. La position de conduite, particulièrement basse, place le conducteur dans l'axe parfait d'un volant à trois branches en bois et chrome. La visibilité sur le capot interminable est saisissante.

Le moteur démarre instantanément, six cylindres ou V12 selon la version, avec une sonorité grave et raffinée qui n'a rien à voir avec les sportives modernes. La boîte manuelle à quatre vitesses (synchronisée à partir de la Série 1 4,2 litres) se passe avec un mécanisme précis et mécanique.

Sur route, la Type E révèle son caractère grand tourisme. Direction précise, freinage assisté efficace, suspension équilibrée entre tenue de route et confort : la voiture peut être conduite avec énergie ou avec sérénité selon l'humeur. Sur autoroute, elle croise à 150-180 km/h dans un confort acoustique remarquable pour une voiture des années soixante.

Le marché de la collection, ou le sommet de la pyramide

La Type E figure parmi les voitures de collection les plus cotées au monde, particulièrement pour les versions Série 1 3,8 litres. Le marché s'établit aujourd'hui autour des fourchettes suivantes : 80 000 à 130 000 euros pour une Série 3 V12 correcte, 110 000 à 180 000 euros pour une Série 2 bien préservée, 150 000 à 280 000 euros pour une Série 1 4,2 litres, 200 000 à 400 000 euros pour une Série 1 3,8 litres bien restaurée.

Les exemplaires exceptionnels (Série 1 3,8 litres flat floor de 1961-1962, voitures avec historique de course, exemplaires utilisés au cinéma) peuvent atteindre voire dépasser 600 000 euros aux enchères. Cette valorisation explique pourquoi les Type E se louent à des tarifs élevés (entre 450 et 800 euros par jour selon la version).

Louer une Type E sur Wedrivit

8 Jaguar Type E sont aujourd'hui présentes dans notre flotte, couvrant les trois grandes générations Série 1, Série 2 et Série 3 V12. Chaque exemplaire est entretenu avec un soin particulier par son propriétaire, généralement un collectionneur averti membre du Jaguar Drivers Club ou d'une association régionale.

Les tarifs s'échelonnent entre 450 et 800 euros par jour selon la version et l'état. Une Série 3 V12 correcte se loue entre 450 et 550 euros par jour. Une Série 2 bien restaurée entre 500 et 650 euros. Une Série 1 4,2 litres entre 600 et 750 euros. Les Série 1 3,8 litres exceptionnelles, lorsqu'elles sont disponibles, peuvent atteindre 800 à 1 000 euros par jour. Les week-ends bénéficient toujours de tarifs dégressifs négociables. L'assurance véhicules de collection est systématiquement incluse, avec une franchise spécifique compte tenu de la valeur exceptionnelle du véhicule.

Réserver une Type E sur Wedrivit, c'est s'offrir l'expérience d'une icône absolue de l'histoire automobile, dans une voiture dont la cote rend l'acquisition désormais inaccessible à la majorité des amateurs. C'est aussi soutenir la communauté restreinte des propriétaires passionnés qui maintiennent vivant ce mythe roulant.

Questions fréquentes : location de roadster

Quelle Type E choisir entre Série 1, 2 et 3 ?

La Série 1 (1961-1968) reste la plus pure dans son dessin et la plus convoitée des collectionneurs. La Série 2 (1968-1971) bénéficie d'évolutions techniques utiles (refroidissement, freinage). La Série 3 V12 (1971-1975) offre la sonorité unique du V12 5,3 litres et un confort grand-tourisme exceptionnel. Pour une première expérience, la Série 2 constitue le meilleur compromis disponibilité-tarif-prestations.

Combien coûte la location d'une Type E en France ?

Comptez 450 à 550 euros par jour pour une Série 3 V12 correcte, 500 à 650 euros pour une Série 2 bien restaurée, 600 à 750 euros pour une Série 1 4,2 litres, jusqu'à 800-1 000 euros par jour pour une Série 1 3,8 litres exceptionnelle. Les week-ends bénéficient toujours de tarifs dégressifs.

Pourquoi Enzo Ferrari aurait-il qualifié la Type E de plus belle voiture du monde ?

L'anecdote remonte au Salon de Genève 1961, où Ferrari (présent sur le stand voisin) aurait observé longuement la nouvelle Jaguar et exprimé son admiration. Que la phrase exacte soit vraie ou enjolivée par la légende importe peu : la Type E figure incontestablement parmi les voitures les plus belles jamais produites, et le compliment de Ferrari a contribué à inscrire définitivement la voiture dans le panthéon automobile mondial.

La Type E est-elle difficile à conduire ?

Moins qu'on ne pourrait le penser. Direction assistée (sur la plupart des versions), boîte de vitesses agréable, freins à disque aux quatre roues : la Type E reste une voiture remarquablement moderne pour son époque. La motorisation six cylindres offre un couple disponible dès les bas régimes qui facilite la conduite. Les V12 Série 3 demandent un peu plus d'attention en raison de la longueur du capot.

Combien consomme une Type E ?

Variable selon la version. Une Type E six cylindres consomme 12 à 14 litres aux 100 km en croisière tranquille, jusqu'à 16-18 litres en conduite plus dynamique. Une Type E V12 consomme 16 à 20 litres en croisière, jusqu'à 25 litres en conduite engagée. Le réservoir d'environ 64 litres permet une autonomie de 350 à 500 km selon la version.

Quelle est la différence entre Type E 3,8 et 4,2 litres ?

Le moteur 3,8 litres (1961-1964) équipe les premières Type E Série 1. Le 4,2 litres (1965-1968 puis Série 2) offre une puissance identique mais un couple supérieur, et bénéficie d'une boîte entièrement synchronisée (la 3,8 a une première non synchronisée). Les 3,8 litres restent les plus convoitées des collectionneurs pour leur authenticité historique, malgré l'agrément supérieur des 4,2 litres.

Combien de places dans une Type E ?

La Type E Roadster est une stricte deux places. La Type E Coupé existe en version 2+2 (deux places avant et deux places arrière limitées), particulièrement sur la Série 2. Le coffre arrière est modeste mais réel sur le roadster, accessible par une trappe arrière sur le coupé.

Peut-on louer une Type E pour un mariage ?

C'est l'une des locations les plus prestigieuses qui se puissent imaginer. La Type E en couleur British Racing Green ou rouge Carmen reste la voiture de cortège iconique pour les mariages haut de gamme. Anticipez votre réservation de 6 à 8 mois pour la haute saison. Précisez votre projet au propriétaire dès la prise de contact.

Peut-on partir en road trip avec une Type E ?

Tout à fait, c'est même un usage parfaitement adapté, particulièrement aux Type E Série 3 V12 conçues pour le grand tourisme. La voiture peut enchaîner 700 à 1 000 km dans la journée à 130-150 km/h dans un confort grand-tourisme exceptionnel pour son époque. La climatisation, rare, équipait certains exemplaires haut de gamme.

La Type E est-elle fiable ?

Plutôt oui, à condition d'être bien entretenue. Le six cylindres XK est l'un des moteurs les plus durables de l'histoire britannique. Le V12 demande davantage d'attention (refroidissement à surveiller, allumage à régler) mais reste fiable s'il est correctement entretenu. Les exemplaires en location bénéficient presque toujours de restaurations complètes ou d'entretiens méticuleux.

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