
TR2, TR3, TR4, TR5, TR6, Spitfire. La gamme Triumph rassemble tout ce que l'école britannique a produit de plus iconique en matière de plaisir à ciel ouvert. Choisissez votre Triumph parmi 49 exemplaires soigneusement entretenus par leurs propriétaires passionnés, partout en France.
TR2, TR3, TR4, TR5, TR6, Spitfire. La gamme Triumph rassemble tout ce que l'école britannique a produit de plus iconique en matière de plaisir à ciel ouvert. Choisissez votre Triumph parmi 49 exemplaires soigneusement entretenus par leurs propriétaires passionnés, partout en France.
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0 €
—
50000 €
Catégorie
Époque
Avant-guerre
jusqu'à 1939
Années 40-50
1940 - 1959
Années 60-70
1960 - 1979
Années 80
1980 - 1989
Youngtimers
1990 - 1999
Années 2000
2000 - Aujourd'hui
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Il existe des marques que les amateurs respectent. Il en existe d'autres, plus rares, qu'ils aiment. Triumph appartient sans hésitation à la seconde famille. Pendant près de trente ans, l'usine de Canley puis celle de Coventry ont sorti une succession de roadsters dont chaque génération a su renouveler la promesse d'origine : conduire pour le plaisir, sans chichis, sans surenchère, juste pour la beauté du geste. Aujourd'hui encore, voir passer une Triumph capote ouverte sur une départementale française reste l'un des spectacles les plus émouvants que la route peut offrir.
L'histoire commence en 1885, dans un atelier de Coventry, lorsque deux Allemands installés en Angleterre fondent la Triumph Cycle Company. D'abord constructeur de vélos puis de motos, Triumph attend 1923 pour produire sa première voiture, la 10/20. Mais c'est après la Seconde Guerre mondiale que la marque trouve sa vraie vocation. En 1953, alors que le marché britannique a soif d'auto-sports accessibles, Triumph lance la TR2, un petit roadster nerveux à 555 livres sterling qui va lancer une dynastie. La TR3 suit en 1955, la TR4 en 1961, la TR5 en 1967, la TR6 en 1968, jusqu'à la TR7 en 1975 et la TR8 V8 dans la foulée. À chaque génération, la même philosophie : un quatre cylindres ou un six robuste, deux places, capote toile, et zéro fioriture inutile.
En parallèle, la marque ouvre un second front avec la Spitfire en 1962. Dessinée par l'Italien Giovanni Michelotti, cette petite roadster ultra-légère destinée à concurrencer la MG Midget va devenir l'un des plus grands succès commerciaux de l'histoire automobile britannique avec plus de 314 000 exemplaires produits jusqu'en 1980. Triumph propose aussi la GT6 (la Spitfire à toit fixe et moteur six cylindres), la Stag (un cabriolet 2+2 GT au V8 mythique), et toute une gamme de berlines sportives oubliées des amateurs.
Ce qui distingue Triumph de ses rivales contemporaines, et notamment de MG, c'est sans doute une certaine virilité dans l'approche. Là où une MGB privilégie la rondeur des formes et la douceur de la conduite, une Triumph TR ou Spitfire affiche des angles plus durs, un comportement plus rugueux, un caractère plus marqué. La direction est plus directe, le moteur plus présent, l'habitacle plus minimaliste. On ne s'assoit pas dans une Triumph, on l'enfile. Et quand on tourne la clé, on sait immédiatement qu'on n'est pas dans une voiture moderne.
Cette personnalité explique pourquoi les Triumph ont conservé un noyau dur de fidèles depuis cinquante ans. Posséder ou louer une Triumph, c'est revendiquer une certaine idée de l'automobile : celle d'un véhicule qui demande quelque chose à son conducteur en échange de ce qu'il lui offre. Une discipline, une attention, parfois un peu de patience mécanique. Et en retour, des sensations dont les voitures modernes ont depuis longtemps perdu le secret.
La TR3, produite de 1955 à 1962, ouvre la voie aux Triumph modernes. Reconnaissable à sa large bouche frontale chromée et à ses portes échancrées (les fameux cut-down doors qui empêchent d'utiliser des poignées extérieures), elle développe 100 chevaux et reste l'une des Triumph les plus authentiques. La TR3A, sa version restylée à partir de 1957, est aujourd'hui la plus recherchée du marché.
La TR4 prend la suite en 1961 avec une carrosserie modernisée par Michelotti, des vitres descendantes pour la première fois sur la marque, et le même 2,1 litres quatre cylindres porté à 105 chevaux. La TR4A introduit la suspension arrière indépendante en 1965, transformant radicalement la tenue de route.
La TR5, produite en seulement une année et seulement 2 947 exemplaires, marque le passage au six cylindres en ligne de 2,5 litres à injection mécanique Lucas, développant 150 chevaux. C'est la TR la plus rare et la plus convoitée des collectionneurs avertis.
La TR6 lui succède en 1968 avec une carrosserie redessinée par Karmann, plus carrée, plus moderne. Produite jusqu'en 1976 à plus de 94 000 exemplaires, elle reste pour beaucoup la quintessence du roadster anglais : un six cylindres rugueux, une silhouette intemporelle, un comportement qui demande qu'on s'en occupe. La TR6 est probablement le modèle Triumph le plus présent dans la flotte Wedrivit.
La Spitfire, enfin, occupe une place à part. Petite, légère (autour de 720 kg), facile à conduire, économique en entretien, c'est le roadster anglais le plus démocratique de l'histoire. Cinq générations se succèdent de 1962 à 1980 : MK1, MK2, MK3, MK4 et la 1500. Chacune apporte ses évolutions mais conserve le principe d'origine. Le capot avant bascule entièrement vers l'avant pour donner accès au moteur, image emblématique gravée dans la mémoire de plusieurs générations d'amateurs.
Mettre les fesses dans une Triumph, c'est s'engager. Le siège est bas, presque allongé, le volant grand et fin pile devant le visage, les pédales décalées vers le centre. La visibilité capote ouverte est magique : on voit tout, on entend tout, on sent tout. Démarrer un six cylindres TR6 ou un quatre Spitfire après quelques secondes de starter, c'est faire chanter une mécanique d'horlogerie. Engager la première, lâcher l'embrayage, sentir la voiture s'élancer avec ce mélange si particulier de douceur et de brutalité contenue.
Les routes idéales pour une Triumph ne sont pas les autoroutes. Elles sont les départementales sinueuses des campagnes françaises, les routes côtières du Sud, les cols de moyenne montagne, les petits villages où l'on s'arrête pour boire un verre et raconter sa journée. Une Triumph se mérite et se savoure lentement. Elle ne récompense pas la précipitation. Elle récompense la présence.
Sur notre plateforme, 49 Triumph sont aujourd'hui proposées par leurs propriétaires, qui sont presque toujours des passionnés ayant restauré eux-mêmes leur voiture ou pris soin de la maintenir dans un état d'origine. Vous trouverez de la TR2 à la TR8, en passant par la totalité de la gamme Spitfire, dans des configurations parfois exceptionnelles : versions overdrive, hard-top d'origine, finitions de présérie.
Les tarifs varient de 150 à 350 euros la journée selon le modèle, le millésime et la région, avec des dégressifs sur les week-ends et semaines complètes. Chaque location est couverte par une assurance dédiée aux véhicules de collection, et chaque propriétaire vous remet sa voiture en main propre après une explication détaillée des particularités du véhicule. Cette dimension humaine, totalement absente de la location traditionnelle, fait toute la différence : vous ne louez pas une auto, vous partagez la passion de quelqu'un le temps d'un week-end.
La marque Triumph automobile s'est éteinte en 1984, victime du démantèlement progressif de British Leyland. Aucune Triumph n'est sortie d'usine depuis cette date, et les tentatives de revival sont restées au stade du concept. Cette finitude rend les modèles existants d'autant plus précieux. Chaque TR ou Spitfire qui continue de rouler aujourd'hui est un témoignage vivant d'une époque où l'automobile était avant tout une affaire de plaisir, et où une marque pouvait se permettre de produire des voitures simplement parce qu'elles étaient belles à conduire.
Louer une Triumph, c'est faire perdurer cet héritage. C'est offrir à ses propriétaires l'occasion de partager leur passion. C'est se donner à soi-même la chance de comprendre, le temps d'un trajet, ce que les générations précédentes appelaient simplement le bonheur de conduire.