
Super Seven, S1, Roadsport, 275 S, Sprint. Conçue en 1957 par Colin Chapman pour Lotus, reprise et produite par Caterham depuis 1973 sans interruption, la Seven incarne le roadster réduit à sa quintessence absolue. Choisissez parmi 6 Caterham soigneusement entretenues par leurs propriétaires.
Super Seven, S1, Roadsport, 275 S, Sprint. Conçue en 1957 par Colin Chapman pour Lotus, reprise et produite par Caterham depuis 1973 sans interruption, la Seven incarne le roadster réduit à sa quintessence absolue. Choisissez parmi 6 Caterham soigneusement entretenues par leurs propriétaires.
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50000 €
Catégorie
Époque
Avant-guerre
jusqu'à 1939
Années 40-50
1940 - 1959
Années 60-70
1960 - 1979
Années 80
1980 - 1989
Youngtimers
1990 - 1999
Années 2000
2000 - Aujourd'hui
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Il existe peu d'objets industriels dont la conception remonte à 1957 et qui se vendent encore aujourd'hui sans modification structurelle majeure. La Caterham Seven, héritière directe de la Lotus Seven de Colin Chapman, fait incontestablement partie de ces objets singuliers. Conçue à l'origine pour la course de club britannique, vendue en kit pour échapper à la TVA britannique, produite ininterrompu pendant près de soixante-dix ans, la Seven représente probablement la plus longue carrière commerciale d'un modèle automobile à la définition presque inchangée. Sa formule, brutale dans sa simplicité : un châssis tubulaire de moins de 600 kg, une carrosserie qui se résume à quelques panneaux d'aluminium battu à la main, un moteur juste assez puissant, et rien, absolument rien d'autre. Pas de portes au sens classique du terme. Pas de coffre digne de ce nom. Pas de capote utilisable en pratique sous la pluie. Juste un homme, une voiture et la route. C'est cette intransigeance assumée qui fait de la Seven, six décennies après sa naissance, l'expérience automobile la plus pure qu'un amateur puisse encore approcher légalement sur les routes ouvertes.
Pour comprendre la Seven, il faut d'abord connaître son père spirituel : Anthony Colin Bruce Chapman. Né en 1928, ingénieur de formation et pilote amateur dans les années cinquante, Chapman fonde Lotus en 1952 dans un garage de Hornsey à Londres. Sa philosophie de conception, qui marquera durablement l'industrie automobile mondiale, tient en une formule devenue célèbre : add lightness (ajouter de la légèreté). Chapman considère que toute voiture, qu'elle soit destinée à la route ou à la piste, doit être conçue d'abord par soustraction : enlever tout ce qui n'est pas indispensable, alléger chaque pièce, gagner quelques grammes ici et là. Cette obsession se traduira par une succession de voitures révolutionnaires (Lotus 18, Lotus 25, Lotus 49 en Formule 1, Lotus Elise et Exige sur route).
La Seven, lancée en 1957, constitue probablement l'application la plus radicale et la plus pure de cette philosophie. Pesant moins de 500 kg dans sa configuration originelle, équipée d'un moteur Ford 100E puis Cosworth de cylindrée modeste, vendue en kit à un prix défiant toute concurrence, la voiture est conçue dès l'origine comme un homologation routière permettant aux amateurs de pratiquer la course de club avec un budget réduit.
Le succès est immédiat dans la communauté britannique de la course amateur. La Seven Series 1 (1957-1960) est suivie par la Series 2 (1960-1968), puis la Series 3 (1968-1969), puis la Series 4 (1970-1973) qui s'éloigne du concept originel avec une carrosserie en fibre de verre plus moderne mais moins charmeuse.
En 1973, Lotus, désormais focalisée sur des modèles plus ambitieux (Elite, Esprit), décide d'abandonner définitivement la production de la Seven. Le projet est repris par Graham Nearn, fondateur de Caterham Cars, un petit concessionnaire Lotus de Caterham dans le Surrey. Nearn rachète l'outillage de production, les droits de fabrication, et reprend la voiture à l'identique de la Series 3, jugée plus fidèle à l'esprit Chapman que la décevante Series 4.
Cette continuité, qui aurait pu n'être qu'une parenthèse artisanale, dure désormais depuis cinquante-deux ans sans interruption. Caterham a su faire évoluer progressivement la voiture tout en préservant scrupuleusement sa philosophie d'origine. Les motorisations ont changé (Ford GT puis Lotus Twin Cam puis Vauxhall puis Rover K-Series puis Ford Sigma puis Suzuki K-Series puis Ford Duratec), les équipements se sont sophistiqués (sièges baquets composites, harnais quatre points, instrumentation numérique en option), mais la silhouette générale, l'ergonomie, l'esprit restent intouchés.
Aujourd'hui, Caterham produit environ 500 à 600 voitures par an dans son usine de Dartford, dans le Kent, et exporte dans plus de cinquante pays. La voiture reste vendue à 60 % en kit (notamment pour permettre des économies en TVA dans certains pays), à 40 % en versions assemblées.
Caterham propose aujourd'hui une gamme particulièrement étoffée qui décline le même concept Seven en plusieurs niveaux de puissance et d'équipement.
La Seven 170, motorisée par un trois cylindres Suzuki de 84 chevaux pour 440 kg seulement, constitue la version la plus accessible et la plus ludique. Performances modestes en chiffres bruts mais rapport poids-puissance étonnamment compétitif (0 à 100 km/h en 6,9 secondes).
La Seven 360 (Ford Duratec 2.0 de 180 chevaux pour 560 kg) constitue le cœur de la gamme. Performances solides (0 à 100 km/h en 4,8 secondes), agrément moteur excellent, fiabilité éprouvée.
La Seven 420 (Ford Duratec 2.0 de 210 chevaux) et la Seven 420 R (boîte séquentielle en option) montent encore le niveau de performance.
Au sommet de la gamme, la Seven 620 R (Ford Duratec 2.0 supercompressé de 310 chevaux pour 545 kg) constitue probablement la voiture homologuée pour la route la plus rapide jamais commercialisée. Le 0 à 100 km/h s'effectue en 2,8 secondes, performance digne d'une Bugatti Chiron, mais dans un cadre nettement plus rustique.
En 2020, Caterham relance la gamme Super Seven, qui reprend stylistiquement les codes des Seven originelles des années cinquante et soixante : ailes cycle (ailes séparées au-dessus de chaque roue), pneus à flancs hauts, jantes à 15 ou 16 pouces, sellerie cuir d'inspiration vintage, instrumentation Smiths à cadran chromé. Cette gamme, qui combine l'expérience de conduite Seven moderne et l'esthétique vintage absolue, séduit particulièrement les amateurs de style classique.
Les Super Seven 275 S et 600 sont disponibles avec différentes motorisations (Ford Sigma 1.6 de 135 chevaux, Suzuki 660 cc turbo 84 chevaux, etc.), permettant de choisir le niveau de puissance adapté à ses préférences.
S'installer dans une Caterham Seven relève d'un cérémonial particulier. On passe d'abord la jambe par-dessus le bas de caisse (les portes ne sont que des morceaux de toile à enrouler et détacher), on s'assoit littéralement par terre, les jambes presque à l'horizontale dans le tunnel central, le volant à hauteur de la poitrine. On boucle un harnais quatre points (parfois six points sur les versions sportives). On démarre. Et tout change.
Le rapport poids-puissance, dans une voiture qui pèse souvent moins de 600 kg pour 130 à 200 chevaux, place la Caterham dans une catégorie d'accélération qui rivalise avec les supercars les plus chères du marché. Le 0 à 100 km/h s'effectue généralement entre 3,5 et 5 secondes selon les versions, mais c'est surtout la sensation qui marque : sans isolation, sans assistance, sans rien entre vous et la mécanique. Les bruits du moteur, de la transmission, de l'aspiration, de l'échappement, des pierres projetées sous les ailes : tout vous parvient directement.
Sur route sinueuse, la Caterham révèle toute sa supériorité. Direction d'une précision absolue, freinage extrêmement puissant pour le poids, châssis communicatif au point d'en être presque télépathique : la voiture devient une extension du conducteur. Les habitués des Lotus Elise, des Porsche GT3, des Renault Sport Spider parlent de la Caterham comme d'un niveau supérieur encore, plus pur, plus direct, plus émotionnel. Sur circuit, où la voiture est dans son élément naturel, elle peut tenir tête à des supercars bien plus puissantes grâce à sa légèreté et son comportement aiguisé.
La Caterham Seven présente plusieurs limites qu'il faut accepter avant de la louer. Le confort, d'abord, ou plutôt son absence. Les sièges baquets composites, les harnais, la position de conduite extrêmement basse, l'absence totale d'isolation acoustique : tout converge vers un usage de plaisir pur, jamais quotidien. Au-delà de 200 km, la conduite devient véritablement physique.
La capote, ensuite, qui n'existe que pour la forme. Lente à installer (minimum 15 minutes), peu étanche, lourde à transporter, elle est surtout destinée à protéger la voiture au parking plus qu'à permettre la conduite par mauvais temps. En pratique, la Seven s'utilise par beau temps.
Le coffre n'existe pas. L'habitacle, étroit, ne permet pas non plus de stocker grand-chose. Pour un week-end de location, on emporte le strict nécessaire dans un petit sac à dos.
Enfin, la voiture demande une certaine habitude de la conduite sportive. Sans assistance moderne, avec un poids très faible qui amplifie les corrections de direction, la Seven peut surprendre un conducteur inexpérimenté. Pour les versions les plus puissantes (420 R, 620 R), une expérience préalable de la conduite sur circuit est très recommandée.
Plusieurs arguments expliquent l'intérêt de louer une Caterham Seven plutôt que d'investir dans une sportive moderne. D'abord, l'expérience est tellement spécifique qu'elle ne convient pas à un usage régulier. La louer le temps d'un week-end permet de la découvrir intensément sans s'engager sur un véhicule qui resterait au garage 350 jours par an.
Ensuite, le rapport sensations-prix est imbattable. Une journée de location à 350-450 euros offre des sensations que peu de supercars à 200 000 euros peuvent égaler. Pour qui cherche l'émotion brute, c'est probablement le meilleur investissement automobile possible.
Enfin, la Caterham vieillit remarquablement bien. Une Seven des années quatre-vingt-dix se conduit presque comme une Seven neuve, ce qui n'est pas vrai de la plupart des sportives modernes qui perdent beaucoup en agrément avec l'âge.
6 Caterham Seven sont aujourd'hui présentes dans notre flotte, dans des configurations variées : Super Seven classiques avec ailes cycle, Roadsport modernes, versions sportives 275 S. Ces voitures, en raison de leur caractère particulier, demandent une certaine expérience de la conduite sportive et ne s'adressent pas à tous les conducteurs.
Les tarifs varient selon la motorisation. Comptez 250 à 350 euros par jour pour une Super Seven ou Roadsport classique, 350 à 500 euros pour une 275 S ou 360 R, jusqu'à 700 euros par jour pour les versions les plus puissantes comme la 620 R. Les week-ends bénéficient toujours de tarifs dégressifs négociables. L'assurance véhicules de sport est systématiquement incluse.
Réserver une Caterham Seven sur Wedrivit, c'est s'offrir l'expérience automobile la plus pure encore disponible aujourd'hui sur les routes ouvertes. C'est aussi rejoindre la communauté restreinte des passionnés qui maintiennent vivante la vision révolutionnaire de Colin Chapman, soixante-huit ans après le lancement de la première Lotus Seven.