
Mazda MX-5 NA, NB, NC, ND, Honda S2000, Nissan Fairlady. L'école japonaise du roadster combine la pureté du concept britannique des années 60 et la fiabilité industrielle nipponne. Choisissez parmi 13 véhicules japonais soigneusement entretenus par leurs propriétaires.
Mazda MX-5 NA, NB, NC, ND, Honda S2000, Nissan Fairlady. L'école japonaise du roadster combine la pureté du concept britannique des années 60 et la fiabilité industrielle nipponne. Choisissez parmi 13 véhicules japonais soigneusement entretenus par leurs propriétaires.
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Avant-guerre
jusqu'à 1939
Années 40-50
1940 - 1959
Années 60-70
1960 - 1979
Années 80
1980 - 1989
Youngtimers
1990 - 1999
Années 2000
2000 - Aujourd'hui
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Quand on évoque la contribution du Japon à l'histoire du roadster mondial, un nom domine absolument tous les autres : Mazda MX-5. Lancée en 1989 alors que le segment était considéré comme officiellement mort par les analystes du secteur automobile, la petite roadster d'Hiroshima a non seulement sauvé le genre mais l'a relancé pour les décennies suivantes. Avec plus d'un million d'exemplaires produits depuis 1989, la MX-5 est devenue la voiture de sport la plus vendue de l'histoire automobile mondiale, dépassant la MGB qui détenait précédemment le record. Cette réussite singulière, combinée à quelques autres modèles japonais marquants comme la Honda S2000, la Nissan Fairlady ou la Toyota MR2 Spider, fait de l'école japonaise du roadster une page récente mais essentielle de l'histoire automobile. Là où l'école britannique a inventé le concept, où l'allemande l'a perfectionné techniquement, où l'italienne lui a donné une âme, l'école japonaise lui a apporté la fiabilité moderne qui manquait cruellement aux roadsters anciens et a rendu accessible à tous une expérience que les défaillances mécaniques avaient progressivement réservée à une élite passionnée.
L'histoire commence au début des années quatre-vingt à Hiroshima, sous l'impulsion du designer américain Bob Hall, alors employé chez Mazda. Hall, journaliste automobile passionné par les roadsters britanniques, défend l'idée auprès de Mazda depuis le milieu des années soixante-dix : reproduire l'esprit Lotus Elan ou MGB des années soixante avec la fiabilité et la qualité de construction japonaise des années quatre-vingt. L'idée séduit progressivement la direction de Mazda, qui voit dans ce projet l'occasion de différencier la marque sur le marché américain et de redorer son image en Europe.
Le développement de la MX-5 (baptisée Miata aux États-Unis, Eunos au Japon) dure plus de cinq ans. Les ingénieurs étudient minutieusement les Lotus Elan, MG Midget, Triumph Spitfire, à la recherche des éléments à reproduire (course de levier de vitesse, équilibre des masses, position de conduite) et de ceux à éviter (capote complexe, fiabilité aléatoire, finitions médiocres). Le résultat, dévoilé en février 1989 au Salon de Chicago, surprend tous les analystes par sa fidélité à l'esprit roadster originel.
Le succès commercial dépasse toutes les prévisions. Aux États-Unis, la première année voit Mazda vendre près de 24 000 Miata, plus du double des prévisions initiales. Les concessionnaires américains pratiquent rapidement des prix supérieurs au tarif catalogue, tant la demande dépasse l'offre. En Europe, la voiture arrive en 1990 et trouve immédiatement son public. Trente-cinq ans plus tard, la MX-5 en est à sa quatrième génération et continue d'être produite à plus de 30 000 exemplaires par an.
Si la MX-5 reste la figure de proue absolue du roadster japonais, plusieurs autres modèles méritent d'être mentionnés pour leur contribution au segment.
La Honda S2000 (1999-2009) constitue probablement le roadster japonais le plus radical jamais produit. Équipée d'un quatre cylindres double arbre de 2 litres développant 240 chevaux à 8 300 tours/minute (puis 247 chevaux à 8 800 tours/minute), tournant jusqu'à 9 000 tours dans la zone rouge, la S2000 offre une expérience moteur unique. Sa propulsion à essieu arrière indépendant, sa boîte manuelle ultra-précise, son agrément dynamique en font une référence pour les amateurs de pilotage.
La Toyota MR2 Spider (1999-2007), troisième génération de la MR2, est une roadster à moteur central inspirée des Lotus Elise. Légère (autour de 1 000 kg), équipée d'un quatre cylindres 1,8 litre de 140 chevaux, dotée d'un châssis particulièrement bien équilibré, elle offre un agrément de conduite digne des meilleures sportives européennes.
La Nissan Fairlady Roadster et 240Z Cabriolet, plus rares, ont également marqué leur époque. La Datsun Fairlady des années soixante (1960-1970) constitue une page parfois oubliée de l'histoire du roadster japonais, avec ses motorisations Datsun et son style inspiré des roadsters anglais contemporains.
Plus récemment, la Honda Beat (kei car roadster vendue uniquement au Japon entre 1991 et 1996), la Daihatsu Copen (kei car contemporain) et la Suzuki Cappuccino (1991-1998) ont prouvé que les Japonais pouvaient produire des roadsters dans tous les segments, jusqu'aux mini-formats des kei cars 660 cm³.
Qu'est-ce qui distingue un roadster japonais des autres écoles ? Plusieurs traits récurrents se retrouvent dans la quasi-totalité des productions nipponnes.
D'abord, une recherche de la pureté du concept roadster. Là où les Européens enrichissent progressivement leurs roadsters d'équipements et de complexité, les Japonais ont tendance à rester fidèles au concept de base : deux places strictes, propulsion arrière, moteur juste assez puissant, boîte manuelle privilégiée, équipement minimal. Cette pureté constitue probablement la signature la plus identifiable de l'école japonaise contemporaine.
Ensuite, une fiabilité absolument exceptionnelle. Les MX-5, S2000, MR2 Spider sont probablement les voitures de sport les plus fiables jamais produites. Une MX-5 NA des années quatre-vingt-dix peut afficher 300 000 km sans avoir connu la moindre panne mécanique majeure. Cette fiabilité change radicalement l'expérience de la propriété et de la location, en éliminant le facteur d'inquiétude qui caractérisait les anciens roadsters européens.
Enfin, une accessibilité tarifaire remarquable. La MX-5 reste l'un des roadsters les moins chers à l'achat et à l'entretien. La S2000 et la MR2 Spider, plus chères, restent nettement en dessous des tarifs européens équivalents. Cette accessibilité a démocratisé le roadster auprès de générations de jeunes amateurs qui n'avaient pas accès aux MG ou Triumph.
Mazda domine absolument le segment du roadster japonais avec sa MX-5. Aucun autre constructeur japonais n'a maintenu une telle continuité dans le roadster sportif depuis 1989. La MX-5 est aujourd'hui considérée comme l'icône absolue du roadster japonais, et probablement l'une des voitures les plus importantes de l'histoire automobile mondiale toutes catégories confondues.
Honda a contribué de manière spectaculaire mais brève avec la S2000 (1999-2009). Conçue à l'origine pour célébrer les cinquante ans de la marque, équipée du moteur quatre cylindres le plus performant jamais produit en série (124 chevaux par litre, record absolu pour un atmosphérique), la S2000 reste un objet de culte pour les amateurs de pilotage.
Toyota a produit la MR2 Spider (1999-2007), troisième génération de la MR2, qui s'inspire directement des Lotus Elise européennes. Voiture confidentielle commercialement mais culte parmi les passionnés, elle constitue probablement le roadster japonais le plus pur sur le plan dynamique.
Nissan, plus discret dans le segment roadster, a produit historiquement les Datsun Fairlady des années soixante puis quelques 240Z Cabriolet. La marque a relancé brièvement le concept avec la 350Z Roadster et 370Z Roadster dans les années deux mille.
Comparer un roadster japonais à ses équivalents européens permet de mieux saisir sa singularité. Face à une MGB ou une Triumph TR6, une Mazda MX-5 propose le même format compact deux places mais avec une fiabilité absolument supérieure et un équipement moderne (climatisation, ABS, airbags). La voiture japonaise a en quelque sorte réussi à fabriquer le roadster britannique idéal que les Anglais n'avaient pas su produire.
Face à une Mercedes SL ou une BMW Z4, la MX-5 propose une expérience nettement plus modeste mais aussi plus pure. Là où les Allemandes cherchent à offrir un compromis grand-tourisme et roadster sportif, la MX-5 reste résolument concentrée sur l'agrément de conduite sur routes secondaires.
Face à une Alfa Romeo Spider ou une Fiat 124 Spider, la MX-5 propose moins de caractère émotionnel et de design léché, mais nettement plus de fiabilité et de facilité d'usage. Le choix dépend des priorités : passion italienne ou rationalité japonaise.
Face à une Chevrolet Corvette ou à toute roadster américain, la MX-5 joue dans une catégorie radicalement différente : petit format léger contre grand format puissant, équilibre dynamique contre puissance brute, économie contre opulence.
Le roadster japonais s'adresse à un public large : amateurs débutants qui veulent découvrir le segment sans s'engager financièrement, conducteurs expérimentés qui apprécient la pureté du concept, propriétaires fatigués des pannes des roadsters européens anciens qui cherchent une voiture utilisable au quotidien.
Pour un week-end de découverte pour un conducteur qui n'a jamais essayé de roadster, la MX-5 constitue probablement le meilleur choix possible. Facile, prévisible, sécurisante, économique, elle permet de découvrir les sensations roadster sans intimidation.
Pour un week-end sportif sur routes de col, particulièrement dans les Alpes ou les Pyrénées, la Honda S2000 offre une expérience moteur exceptionnelle grâce à sa zone rouge à 9 000 tours et sa boîte ultra-précise. La MR2 Spider constitue également un excellent choix pour les amateurs de pilotage à moteur central.
Pour un cadeau d'anniversaire abordable, la MX-5 reste le choix le plus rationnel. À moins de 200 euros par jour, elle permet d'offrir une vraie expérience roadster sans grever le budget. Pour un mariage moderne et décontracté, la MX-5 dans une couleur vive (rouge Classic Red, jaune Sunburst Yellow) constitue également une option de plus en plus prisée.
13 roadsters japonais sont aujourd'hui présents sur Wedrivit, dont une majorité écrasante de Mazda MX-5 toutes générations confondues. Une Honda S2000 et une Honda Civic ouverte complètent ponctuellement l'offre. Chaque véhicule est entretenu par son propriétaire passionné.
Les tarifs sont parmi les plus accessibles de la catégorie roadster. Comptez 100 à 150 euros par jour pour une MX-5 NA standard, 130 à 180 euros pour une NB ou NC, jusqu'à 200 ou 250 euros pour les versions très bien préservées ou éditions limitées. La Honda S2000, plus rare et plus cotée, atteint généralement 250 à 350 euros par jour. Les week-ends bénéficient toujours de tarifs dégressifs.
L'assurance est systématiquement incluse. La fiabilité légendaire des roadsters japonais garantit que les locations se passent presque toujours sans le moindre incident technique. Réserver un roadster japonais sur Wedrivit, c'est s'offrir l'expérience roadster la plus sereine qui se puisse imaginer, dans une voiture conçue pour fonctionner sans surprise pendant des décennies.