Découvrez l’Alsace en voiture ancienne

Découvrez l’Alsace en voiture ancienne

29 avril 2020 4 Par alois
Maison alsacienne

Pour découvrir la région de l’Alsace, nous vous proposons de louer une voiture de collection afin de visiter les 10 lieux hors normes que nous vous avons déniché. Vous partirez à la rencontre de paysages merveilleux et de monuments uniques.

Circuit Alsace en voiture

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1. La cité de l'automobile

Pour cette première étape en Alsace, nous partirons direction Mulhouse pour découvrir la cité de l’automobile, plus grand musée auto du monde. La collection du musée est une pure merveille : des premières voitures à la Bugatti royale en passant par la F1… C’est un voyage au pays de l’auto, où l’on est aussi acteur. 

Depuis 1935, avec l’achat de leur première société, les frères Schlumpf, Hans et Fritz, investissent dans l’industrie textile à Mulhouse. Mais c’est entre 1961 et 1963 que Fritz commence à acheter, en secret, de nombreuses voitures anciennes

Deux ans plus tard, la collection s’étoffant de jours en jours, l’idée de faire un musée germe dans la tête de Fritz Schlumpf. Il réaménage alors une de ses usines pour en faire une immense salle d’exposition de 17 000 m².

Mais la crise dans l’usine Schlumpf en 1976 vient contrecarrer ce projet : poursuivis, les deux frères se réfugient à Bâle. L’« affaire Schlumpf » durera jusqu’en 1979, puis la collection sera mise en vente l’année suivante.

En 1982, racheté par l’association du Musée national de l’Automobile, le musée ouvre ses portes. Il sera rénové et modernisé en 2000, pour devenir Cité de l’Automobile en 2006.

L’entrée du musée, monumentale, ne vous laissera pas indifférent. Devant vous, une porte imposante en bois, verre et acier, est habillée par des voitures en suspension sur plusieurs mètres de haut.  L’effet waouh est immédiat !

En pénétrant dans le musée, le mur d’images vous accompagne pour une immersion quasi instantanée au cœur de la passion automobile.

Ensuite, le premier espace du musée relate l’aventure automobile, des « ancêtres » de la voiture aux versions modernes. Une histoire qui se décline en 243 modèles iconiques, tous impeccablement alignés.

Les deux espaces « course » et « voitures de rêve » rassemblent quant à eux des modèles de voitures exceptionnels, dont les chromes rutilants et les courbes sauront vous éblouir !

Enfin, place aux stars du musée, les iconiques et rarissimes Bugatti Royale sans oublier la Bugatti Veyron avec son époustouflant record de vitesse !

> Informations nécessaires avant la visite du musée en voiture de collection

cité de l'automobile

2. La fondation François Schneider

Après avoir savouré l’Histoire de l’automobile, notre périple se poursuit à la Fondation François Schneider à Wattwiller. Vous visiterez ce centre d’Art Contemporain avec des expositions dédiées au thème de l’eau. 

Créée en décembre 2000, et reconnue d’utilité publique en 2005, la Fondation François Schneider poursuit les deux actions éducatives et artistiques initiées dès ses débuts. La Fondation permet d’une part à des lycéens défavorisés d’accéder à l’enseignement supérieur avec des bourses et accompagne d’autre part des artistes contemporains travaillant sur le thème de l’eau avec un soutien à la création et à la diffusion.

Inauguré en 2013 et situé dans le village alsacien de Wattwiller – ancienne station thermale – le Centre d’Art Contemporain offre à ses visiteurs plus de 2500 m2 d’espaces d’exposition dédiés au thème de l’eau. Ancien atelier d’embouteillage transformé et agrandi pour devenir un centre d’art, son architecture est lumineuse et transparente. Une terrasse panoramique, une librairie, un auditorium et Le Bistr’eau viennent également s’inscrire dans le bâtiment.

A travers différentes initiatives dont le concours “Talents Contemporains” la Fondation soutient les plasticiens dans le développement de leur carrière, notamment par l’acquisition de leurs œuvres et des expositions annuelles. La Fondation met en valeur ces artistes à travers des publications, des prêts d’œuvres et des expositions itinérantes ainsi que des résidences d’artistes.
Parallèlement d’autres expositions consacrées à une scène plus confirmée sont régulièrement organisées et permettent d’aller à la rencontre d’un large public. Ces dernières années les visiteurs ont pu confronter leur regard aux œuvres de Kader Attia, Harry Gruyaert, Fabrice Hyber, Anish Kapoor, Claude Lévêque, Martin Parr, Michel Ange Pistoletto, Fabrizio Plessi, Hiroshi Sugimoto, NILS-UDO ou encore Bill Viola.
Une programmation culturelle (rencontres avec les artistes, les commissaires, concerts, projections, ateliers pédagogiques, conférences, visites guidées) a lieu tout au long de l’année.
Un jardin de sculptures et d’installations propose une promenade réjouissante au milieu d’œuvres d’artistes du XXème et XXIème siècles, notamment Niki de Saint-Phalle, Pol Bury, Sylvie de Meurville ou encore Renaud Auguste-Dormeuil. L’eau sous de multiples formes – fontaine, bassin, toupie – vous accueille au milieu de la nature.

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fondation françois schneider

3. L'écomusée d'Alsace

Dirigeons-nous maintenant en voiture de collection vers l’écomusée d’Alsace situé à Ungersheim. Dans ce petit village typique, vous découvrirez la vie quotidienne d’antan et la richesse de l’architecture alsacienne au cœur d’une faune et d’une flore exceptionnelles.

L’Écomusée d’Alsace est le plus grand musée vivant à ciel ouvert de France. Il est organisé comme un village du début du XXe siècle avec ses rues, ses jardins, sa rivière et l’ensemble de ses bâtiments : maisons, fermes, école, chapelle, gare, moulins, ateliers d’artisans… Dans les cours, de nombreux artisans exercent des métiers traditionnels et partagent leur savoir-faire avec nous.

Tout au long de l’année, de nombreuses animations ponctuent les dimanches à l’Écomusée et donnent le ton à chaque changement de saison.

Les fêtes et traditions plongent les visiteurs dans l’ambiance festive d’un village d’autrefois.

Des expositions permanentes sont aussi présentes à l’écomusée : 

– L’exposition sur l’Inventaire du patrimoine vivant de l’Écomusée, à l’étage de la maison de Guebwiller, présente le patrimoine naturel du site, qui est en relation avec la vie sauvage du milieu humide et où se sont développées des animations dominicales.

– L’exposition sur le Pavillon du jardinier idéal, dans la maison de Ribeauvillé, présente la biodiversité du village et explique comment vivre en harmonie et cohabiter avec les espèces qui vivent près du village. L’exposition explique comment faire un compost, construire des abris ou cohabiter avec les «nuisibles» : tous les trucs et astuces pour devenir le jardinier idéal !

Vous aurez aussi la possibilité sur place d’arpenter le sentier nature : il s’agit de deux parcours pédestres (1 et 1,2 km de long) qui donnent à voir la biodiversité du site de l’Écomusée d’Alsace.

Fêtes traditionnelles, animations quotidiennes pour tous, étonnantes expositions temporaires, promenades en barque ou charrette tirée par un tracteur ou des chevaux, chantiers participatifs… à l’Écomusée, toutes les animations et découvertes sont des aventures à vivre et des histoires à partager, entre amis ou en famille. Se souvenir du passé, réfléchir à aujourd’hui… pour mieux inventer de main !

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eco musée alsace

4. Le château de Saint Ulrich

Après cette belle découverte de l’écomusée d’Alsace, allons en voiture ancienne, au château de Saint Ulrich à Ribeauvillé. Cette ville, entourée de remparts du Moyen-Âge, est dominée par les ruines de trois châteaux : le Haut-Ribeaubierre, le Girsberg-Stein et le Saint-Ulrich.

Parmi les quatre ruines qui dominent Ribeauvillé, le Saint Ulrich apparaît sans conteste comme l’un des ensembles castraux les plus passionnants de Haute-Alsace. Il contrôlait autrefois la route stratégique reliant la plaine d’Alsace à la haute vallée de Lièpvre. Témoin de la puissance des sires de Ribeaupierre, il fut leur demeure principale jusqu’à son abandon final au XVIème siècle. Il est donc doté de différents styles architecturaux : à des parties romanes sont adjointes des éléments gothiques, voire Renaissance.

En 1084 est mentionné un « castrum Rapoldestein » qui pourrait désigner le site castral qui se trouve à environ 200 mètres en contrebas du Saint-Ulrich et qui semble avoir été occupé aux XIe-XIIe siècle. Les plus anciens vestiges du Saint-Ulrich datent de la première moitié du XIIe siècle. Le château fait l’objet d’une reconstruction totale vers 1200 par les Ribeaupierre, une des plus puissantes familles de la noblesse alsacienne. Ils entreprennent d’importants travaux au XVe et au XVIe siècle avec la construction, entre autres, de la basse-cour sud et, pour renforcer les défenses de l’accès, d’une porte à pont-levis et d’une barbacane. En 1288, le siège mené par Rodolphe de Habsbourg ne lui permet pas de s’emparer du château. Malgré l’abandon progressif de la place à la fin du Moyen Age, des messes ont toujours lieu dans la chapelle castrale dans la seconde moitié du XVIe siècle.

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chateau saint ulrich

5. La Bibliothèque humaniste

Continuons notre parcours en voiture de collection avec cette cinquième étape, la bibliothèque humaniste. Située dans l’ancienne halle de blé de Sélestat, elle peut se vanter de posséder des ouvrages exceptionnels, notamment grâce à son statut de plus vielle bibliothèque publique d’Alsace. Elle a été fondée en 1452, et a vu passer nombre de lettrés, comme la sage Beatus Rhenanus, dont la collection privée est la pièce maîtresse de la bibliothèque. 

L’histoire de la Bilbiothèque Humaniste de Sélestat débute en 1452, avec un simple acte de don. La ville possède alors une école latine dont la qualité des enseignements dispensés et la renommée vont croissant, notamment sous la direction de Louis Dringenberg, humaniste de talent, dès 1441.

Le prêtre de la ville, celui même qui nomma Dringenberg à la tête de l’école, offrit à celle-ci trente de ses ouvrages ; ce fut la base de ce qui deviendra une des bibliothèques les plus célèbres d’Europe. Puis, dons après dons, de la part de lettrés, notables ou directeurs de l’école, la collection s’agrandit. Mais c’est avec l’humaniste Beatus Rhenanus (1485-1547) que la bibliothèque de l’école latine connu sa plus grande expansion.

Humaniste sélestadien, formé à l’école Latine à Sélestat, il légua à cette exceptionnelle bibliothèque à sa mort, une des plus riches et des plus belles collections de l’époque. Elle est constituée de 423 volumes, contenant 1 287 œuvres et 41 manuscrits répartis dans divers recueils, ainsi que 33 manuscrits anciens et 255 lettres autographes. Cet apport constitue « le trésor » de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat. Une bibliothèque inscrite au Registre Mémoire du monde de l’UNESCO depuis 2011. 

Entre 2014 et 2018, elle a fait l’objet d’une très importante opération de rénovation. Confié à Rudy Ricciotti, architecte de renommée mondiale (réalisateur du MUCEM à Marseille), le projet architectural a permis d’allier habilement le style néo-roman de l’ancienne Halle aux Blé à une extension résolument moderne. Cette dernière est constituée d’une série de 25 colonnes en grès des Vosges qui jouent sur des effets de transparence et de lumière. L’objectif de la rénovation est d’entrer de plein pied dans le XXIe siècle avec une architecture moderne et des outils numériques pour séduire les visiteurs. 

Six espaces composent l’exposition permanente avec en point d’orgue du parcours le «trésor». Il s’agit d’un cube en verre contenant 154 manuscrits médiévaux et 1611 imprimés des 15e et 16e siècles formant une collection unique et précieuse.
Un dispositif numérique inédit permet de rentrer au cœur de ce « trésor », en feuilletant des livres aujourd’hui numérisés.

Un programme d’animations et d’expositions temporaires, ainsi qu’une boutique, permettent aux visiteurs de passer un moment inoubliable dans cet équipement patrimonial.

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bibliotheque-humaniste

6. Musée du pain d'épices et de l'art populaire alsacien

Pour la prochaine destination de notre tour en voiture ancienne, nous nous retrouvons au musée du pain d’épice et de l’art populaire alsacien. Situé dans la ville de Gertwiller, ce sont 10 000 pièces du musée rassemblées dans le grenier de l’ancienne grange dîmière de Gertwiller. 

Des pièces retraçant l’histoire du pain d’épices et autres douceurs d’autrefois ainsi que des objets ayant trait à l’art populaire alsacien et à la vie rurale d’antan.

Au moment des Croisades, on ramena les épices d’Orient. Cette friandise ne se fabriqua que dans les cloîtres et abbayes du XIe au XVIe siècle.

Ce n’est qu’à partir de là qu’apparurent les pains d’épiciers, bientôt constitués en corporation. Gertwiller avait jusqu’à neuf fabricants de pains d’épices au début du siècle.

Il reste deux fabriques, dont la Maison Lips. Michel Habsiger, son propriétaire, collectionne depuis l’âge de 15 ans.

L’entreprise Lips regroupe le musée du pain d’épices et de l’art populaire alsacien, un atelier de fabrication artisanale de pain d’épice ainsi qu’un magasin de vente.
Lips est une petite structure familiale employant 7 personnes, gérée par Michel Habsiger depuis 1977. Cette maison séculaire tente de préserver les traditions et méthodes de fabrication ancestrales liées à la fabrication du pain d’épices de Gertwiller afin de proposer des produits de qualité et de goût constants depuis environ deux siècles.

Dans le musée, ouvert en 1998, on trouve des trésors de toutes sortes :

  • Une Stube du XVIIIe sauvée de la démolition
  • Une collection remarquable de moules en bois ou en terre vernissée
  • Des images que l’on collait sur le pain d’épices, des faïences des Hannong
  • Des outils

 

> Informations nécessaires pour la visite du musée 

musée du pain d'epice

7. Le Mont Sainte Odile

Après cette belle étape au musée du pain d’épices et de l’art populaire alsacien, dirigeons-nous en voiture ancienne vers le Mont Sainte-Odile situé à Ottrott. À deux pas de Strasbourg, vous jouirez d’un panorama extraordinaire sur la plaine d’Alsace. Nous vous invitons à venir découvrir un environnement naturel et archéologique exceptionnel, au milieu des chemins balisés pour la randonnée pédestre, des espaces de réflexion, de séminaire et de convivialité. 

Visiter le Mont Sainte-Odile est un des incontournables d’une visite de l’Alsace. Situé sur les hauteurs d’Obernai, il faut dire que le lieu est impressionnant. On trouve en haut de cette montagne vosgienne une très belle abbaye, depuis laquelle on peut admirer une superbe vue sur la Plaine d’Alsace et la Forêt Noire d’un côté, les montagnes des Vosges de l’autre.

Le Mont Sainte-Odile est un lieu de pèlerinage important, notamment du fait de la source qui se trouve en contrebas et qui aurait des pouvoirs curatifs sur les maladies oculaires. Mais de nombreuses personnes y viennent aussi tout simplement pour la beauté des lieux. Pas besoin d’être croyant pour apprécier le Mont Sainte-Odile !

A l’époque des Celtes, la montagne s’appelait Altitona, mot qui signifie « la montagne haute ». Pour les Celtes, il s’agissait déjà d’un lieu de culte et ils y firent construire une forteresse, dont le mur d’enceinte correspond aujourd’hui au fameux « mur païen ». Au VIIe siècle, le lieu appartenait alors au Duc d’Alsace Etichon-Adalric, qui sera le père de Sainte-Odile. Il y fait d’abord construire une résidence, le Château de Hohenbourg. Le duc rejette sa fille née aveugle, qui ne recouvrira la vue qu’à son baptême à l’âge de 12 ans. Il ne comprendra son destin et ne l’acceptera que face au miracle du rocher ouvert. Il fait construire un monastère en 700, dont il fera don à Sainte-Odile, qui le transformera alors en couvent. Bien national sous la Révolution Française, le Mont Sainte-Odile est racheté par l’évêché de Strasbourg en 1854, qui le rétablit alors à sa vocation monacale première.

L’abbaye du Mont Sainte-Odile est superbe et il est très agréable de s’y promener : il fait plus frais qu’en plaine, la vue est incroyable, l’endroit est paisible et invite à la détente. Il ne faut pas oublier de visiter les petites chapelles de l’abbaye, dont les murs et les plafonds sont ornés de magnifiques mosaïques, fresques et dorures. A l’intérieur du Mont Sainte-Odile, vous découvrirez d’abord la Cour des Tilleuls, puis la Basilique, la Cour du Cloître dominée par une statue de Sainte-Odile, la Chapelle Saint-Jean Baptiste et ses fresques, la Chapelle de la Croix qui est la partie la plus ancienne du couvent, datant du XIIe siècle, la Chapelle Sainte-Odile et le sarcophage comprenant les reliques de Sainte-Odile, la Grande Terrasse et sa superbe vue, la cadran solaire datant du 17e siècle, la Chapelle des Larmes, où vous pourrez apercevoir quelques tombes mérovingiennes, et enfin la Chapelle des Anges, construite au XIIe siècle. On trouve aussi dans l’abbaye un hôtel ainsi qu’un restaurant.

Et la visite ne s’arrête pas là ! De nombreux chemins de randonnée partent du Mont Sainte-Odile. Vous pourrez découvrir à l’extérieur le Chemin de Croix et la Grotte de Lourdes, faire le Tour du Rocher sur lequel est bâti le couvent, la source Sainte-Odile, ainsi que Niedermunster, les vestiges de l’ancienne abbaye et le fameux mur païen, dont il est possible de faire le tour à pied.

> Infos utiles pour visiter le Mont Sainte Odile en voiture ancienne 

mont sainte odile

8. Le musée Alsacien

Continuons maintenant en voiture de collection vers la destination suivante, le musée Alsacien. Situé dans la belle ville de Strasbourg, c’est un lieu unique niché dans une maison à colombage typique en plein centre-ville. C’est un endroit pittoresque où 2 000 m2 sont dédiés à la culture alsacienne. 

Ce musée a été créé en 1907 par la Société du Musée alsacien, dont Pierre Bucher, Léon et Ferdinand Dollinger faisaient partie. 

L’objectif était de protéger le patrimoine alsacien alors que la région était annexée par l’Empire allemand. Qualifié de « repaire de francophiles », il ne fut sauvé que par l’intervention de la municipalité en 1917. 

Le Musée Alsacien de Strasbourg s’est agrandi dans les années 1980 avec l’acquisition de deux bâtiments mitoyens permettant d’exposer 5 000 témoins de la vie rurale dans le Bas-Rhin. Magnifiquement restauré, le musée vous accueille pour vous offrir un aperçu de la vie en Alsace depuis 1600 à nos jours.

Établi dans d’anciennes maisons strasbourgeoises pleines de charme, le Musée Alsacien présente depuis 1907 des témoignages de la vie dans l’Alsace d’antan. Mobilier, costumes, jouets, objets domestiques et agricoles sont installés dans des intérieurs reconstitués et évocateurs. À travers les thèmes de l’habitat, des âges de la vie, des croyances et religions, de la production agricole et viticole, le Musée Alsacien propose une découverte singulière des arts populaires et des traditions régionales.

A l’accueil les enfants peuvent obtenir une valise-jeux contenant une bande dessinée, un carnet de croquis, une histoire…qu’ils découvrent avec joie. Passant de galeries en escaliers nous visitons des intérieurs traditionnels de familles alsaciennes ou des ateliers d’artisans de cette époque. Le charme de ce musée réside aussi dans sa cour toute de bois et de lierres. Les coursives en bois sont magnifiques. Nous expliquons aux enfants ce que nous voyons. Ils s’interrogent, posent des questions, regardent le contenu de leur valise-jeux, et se font des frayeurs devant les dégorgeoirs de moulin aux visages inquiétants. Les plus petits s’intéressent surtout aux mannequins et statues. 

> Informations avant la visite du musée en voiture ancienne

musée alsacien

9. Les maisons des rochers

Poursuivons notre parcours en voiture de collection avec les maisons des rochers de Graufthal. Situé à la limite de l’Alsace et de la Lorraine, le hameau de Graufthal possède deux monuments historiques, dont le plus connu reste les curieuses maisons des rochers. 

Le site de Graufthal est un carrefour naturel entre plusieurs vallées ; point intéressant, il est habité depuis l’époque des Celtes et des Gaulois. 

Lors des guerres destructrices du XVIIe siècle, certaines familles qui perdirent leurs habitations dans les flammes trouvèrent une solution dans l’aménagement des cavités rocheuses des falaises de grès rose. Dès lors, des habitations troglodytes sont à déclarer à Grauthal.

Ce n’est qu’au XXe siècle que ces petites maisons dans la roche deviennent trop inconfortables et instables pour être habitées. Le toit de l’une d’elle s’effondre en 1931. La dernière maison habitée perd sa dernière locataire avec le décès de Catherine Ottermann en 1958. 

L’archéologue Robert Forrer soutint en 1899 que ces cavités étaient aménagées depuis l’époque du Moyen Age, utilisées comme entrepôts et greniers.

La roche sert de plancher, de mur et de plafond, de sorte qu’il suffit d’un mur de façade et d’une partie de toit pour avoir un logis. Les conditions de vie dans ces maisons rupestres habitées jusqu’en 1958 étonnent plus d’un visiteur. L’exposition de photographies « Des rochers et des hommes » permet de découvrir d’autres rochers remarquables des Vosges du Nord.

> Informations nécessaires pour la visite en voiture ancienne

maison des rochers

10. La Grande place - Musée de Cristal Saint Louis

Pour terminer notre beau parcours en voiture ancienne à travers l’Alsace, nous visiterons le musée de Cristal Saint Louis situé à Saint Louis Les Biches. C’est un musée au cœur de la plus ancienne des cristalleries françaises. Dans une architecture épurée construite au cœur même de la manufacture, une collection unique de 2 000 pièces illustre l’incroyable étendue de savoir-faire qui ont fait, et font toujours, la réputation de Saint Louis à travers le monde.

Sous la conduite d’un guide retraité de la Manufacture, cette visite vous fait découvrir l’ensemble des métiers d’excellence qui font la renommée internationale des Cristalleries de Saint-Louis. D’un côté des verriers qui façonnent des objets à partir du cristal en fusion, de l’autre, des tailleurs, graveurs et décorateurs à l’or. Pour votre sécurité et afin de vous offrir une observation dans les meilleures conditions, le circuit de visite vous fait emprunter des passerelles qui surplombent les deux grandes halles verrières. Des casques audio vous permettent d’écouter les explications du guide dans le plus grand confort.

A la fin du parcours, vous pourrez accéder à un espace d’expositions temporaires d’art contemporain proposées par la Fondation d’entreprise Hermès.

La Grande Place musée du cristal Saint-Louis est un passage obligé pour les amoureux des métiers d’art, à compléter et enrichir, sur réservation préalable, par la visite guidée de la manufacture Saint-Louis.

> Infos utiles avant la visite du musée en voiture de collection

musée de cristal Saint Louis

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